DIEU EST MORT, suites, essais et propositions concrètes

Crépuscule permanent entre ruines et récits
Récits acrobatiques de nos corps
Agora/ dispositif naïf de rencontre

Nietzsche  nous explique que Dieu est mort,
Latour nous dit que le modernisme est mort,
Et Stiegler nous montre que le socialisme est mort.
Quel Cap nous reste-t-il pour devenir qui nous sommes ?


Maxime Steffan et Basile Herrmann Philippe
ex  ‘cirque pop’

Nous sommes à la recherche d’espaces, d’instants, pour se rencontrer ; lui, moi, nos pratiques vécues et en cours, ces visages, ces voix et ces textures nous ayant amené.es là aujourd’hui, nous ayant façonné.es et sculpté.es.

Tel un documentaire naïf de nos pratiques, de nos instants.

Nous travaillons ainsi à la création d’un espace de rencontre : quittant la forme du spectacle, son marché et sa narration spectaculaire. Nous invitons les spectateurices, ou témoins, à nous rejoindre dans cet espace/instant et à venir chercher leurs propres points de vue. 

Bienvenue dans nos ruines, nos chaires et nos cabanes.

On a senti le besoin d’arrêter de se définir par la négative, de trouver notre place et de développer un devenir-avec. Ici, nos idéaux ne diffèrent plus de nos actions ; c’est notre moment de poser un idéal, une rencontre, une utopie. On y propose une certaine sensibilité à partager, c’est un vivre ensemble ouvert et coopératif. J’aime voir cette rencontre comme plusieurs bulles ou écosystèmes se mélangeant, en corrélation, l’un ne pouvant exister sans l’autre. 

L’aller-retour n’est pas binaire, ajoutons des points dans le temps et malaxons l’espace.

Nous venons cohabiter dans le lieu qui nous accueille, y rencontrer ses habitant.es, humain.es et non-humain pour doucement y ajouter nos différents espaces/instants. Différents corps et textures viennent ainsi s’additionner ou en mettre d’autres en évidence. Nous commissionnons avec le lieu et non pas sur le lieu, nous n’avons pas quitté la boite noire pour habiter un cube blanc

À la recherche d’une rencontre aux frontières d’un docu-fiction, d’un concert de rap et d’une lecture.

Quel que soit l’argument de cette rencontre, elle ne pourrait exister sans le lieu d’accueil et sans les témoins conviés. Cette expérimentation nous est nécessaire, elle se crée et s’ajuste au fur et à mesure des essais, des retours et des échanges entre les différentes parties : c’est un objet qui existe par et pour le partage. 

Je vis à côté de toi, en toi. Tu es doux, comme ma peau, écoute elle crisse contre le sol. Oui, je pense que j’aime ce moment, il est important. Quand je pense, qui me pense ?

 

Cette rencontre est poreuse à ses entourages, c’est une exposition de corps émancipé.e.s; libre de circulation. Là, nos corps circanisés se libèrent, nos individualités cohabitent, s’opposent des fois, c’est ces frictions entre tous les espaces/instants qui font la rencontre.

Elle est vouée à la présentation. 

Elle est vouée à être éprouvée.

Elle est notre aimant et notre liant au monde.

‘’ Créer notre vide dans ce monde plein de sens ‘’

Silvia Costa

‘’Il s’agit de réimposer au sein d’un monde qui est quasiment condamné à la narration, la puissance non narrative de la poésie

 Pacôme Thiellement

‘’Mais ce n’est pas moi, ce n’est pas nous qui sommes malades. C’est la transformation progressive et insidieuse de nos manières de vivre, à laquelle nous avons tous, à laquelle  nous avons tous, plus ou moins, participé. ‘’ 

Barbara Stiegler

« C’est décidément d’un monde abîmé qu’il s’agit, et abîmé par des pratiques précises, celles du capitalisme avancé et de ce qu’il fait aux vivants, aux sols, au sentiment même du commun. Et l’enjeu est bien d’inventer des façons de vivre dans ce monde abîmé : ni de sauver (sauvegarder, conserver, réparer, revenir à d’anciens états) ni de survivre, mais de vivre, c’est-à-dire de retenter des habitudes, en coopérant avec toutes sortes de vivants, et en favorisant en tout la vie. Vivre dans ces saccages ou, plus simplement, imaginer des pratiques et les loger dans les interstices du capitalisme, dans ce qu’il permet sans le viser, dans ce qu’il ne sait pas qu’il autorise.” 

Marielle Macé

‘’ Si l’autre à un prix, c’est précisément de ne pas être semblable. ‘’

François Bégaudeau

Nous souhaitons remercier l’École Nationale de cirque de Châtellerault pour nous avoir accueilli en septembre 2019 pour un premier atelier.

Nous remercions également la Scène Nationale de Châteauroux nous ayant accueilli durant 4 semaines en automne 2020. 

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