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« Je suis à la recherche du Silence, cet instant de connexion où, tout.e.s et chacun vibrent, ensemble. Ce Silence peut se produire lors de ces espaces/instants de rencontres, entre performeurs et témoins, entre textures. Ce Silence, que je cherche à verbaliser, je le rêve comme prémisse et continuité au dialogue. Peut-il être la base d’un vivre ensemble ? »

Cette recherche est la suite du travail commencé avec le Donut. Le point de départ était de développer un espace me permettant d’être le moi , charnel, fragile et intime qui m’habite aujourd’hui. Le Donut de part sa masse et son ambiguïté, m’amenait à exister et à m’assumer : c’était un agrès nécessaire à ma présence dans l’espace, il était pédagogique autant que partenaire. Ce travail en duo m’a amené à me questionner sur mon rapport à l’objet, à l’espace que nous partagions et à nos rapports de domination ( entretenus entre le Donut et moi même mais également ceux que j’entretenais moi-même avec mon corps ). Mon corps d’acrobate est un corps confisqué par le cirque, il est machine, il est stéréotypé : je ne sais comment utiliser ce médium, sur scène mais également dans ma vie. L’espace/instant que nous créons ( le Donut et moi-même ), m’apparaît comme un cosme dans lequel, en s’y ouvrant, divers microcosmes interagissent. Là, nous nous réapproprions un lieu mais également nos corps. Inodus parfait, propre à l’utopie. Cet espace est politique, nos corps sont politiques.

En parallèle, naît ce besoin de disparaître dans une forme plus grande que moi, être dépassé par l’espace, en étant actant à l’action. Dans ma pratique, je me mets à disposition, je deviens / suis un médium partagé et habité. Je suis multitude de pensées pensées, j’existe grâce à ses dons. Quand Basile pense qui pense ? Qui a pensé Basile ?

À la recherche du Silence, je crée ou commissionne des espaces/instants, où chaque texture ( ou médium ) cohabitent. Corps, chaires, vinyle, vibrations, foam, témoignages… se rencontrent, échangent leurs flux et créent leur propre cosme. L’espace/instant est traversé par la notion de care : les relations horizontales entre actants y sont une moyenne de courbes sinusoïdales. 

Ces espaces/instants, ces cosmes du moment, sont fait pour être partagés, discutés et relativisés. Ainsi, chaque cosme prendra vie une fois habité par des témoins. 

Il m’est vital de créer ces rencontres car le Silence, lui aussi, existe avec.

Crédits photos : Brin Schoellkopf

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